Pouilly-Fumé & Pouilly-sur-Loire

AOC

Niché entre Berry et Bourgogne, sur la rive droite de la Loire en plein cœur du pays nivernais, le vignoble de Pouilly s’étend sur 7 communes et sur près de 1 350 hectares, où deux cépages règnent sur les vignes: le Sauvignon blanc, appelé localement Blanc-Fumé, en raison de la fine couche de pruine légèrement fumée qui recouvre les raisins à maturité, et le Chasselas, permettant la production de l’AOC Pouilly sur Loire.
Les vignes bénéficient d’une douceur salvatrice apportée par la Loire et le soleil couchant, car exposées pour la plupart plein Ouest. Le Sauvignon exprime toute sa fraîcheur et son inimitable arôme de « pierre à fusil » que lui confèrent les terroirs exceptionnels de Pouilly. Le Chasselas, loin de ses terres de prédilection que sont la Savoie ou encore la Suisse, trouve à Pouilly une implantation idéale sur différents types de sols. 

79 473 hl

Total de la production en 2015

1 347 ha

Surface en hectares en 2015

165

Producteurs en 2015

48%

France

52%

Export

Ventes en volume en 2015

Pays

Histoire

C’est à l’époque gallo-romaine, au Vème siècle, que les premières vignes sont apparues à Pouilly.
Au XIIème siècle, les moines Augustins et Bénédictins vont très largement participer au développement du vignoble autour de la ville ainsi qu’à sa notoriété.
Pouilly jouit alors déjà d’une très belle réputation grâce à sa tradition viticole et à la qualité de ses vins, produits à partir du Chasselas.
Louis XI, conscient des atouts et du potentiel du vignoble, se faisait spécialement envoyer du vin de Pouilly dans son château de Plessis-les-Tours.
L'ouverture du canal de Briare, en 1642 va donner une nouvelle impulsion aux vins de Pouilly puisque le commerce va résolument s’orienter vers Montargis, Fontainebleau, Versailles, Paris, et même jusqu’à l’Angleterre, à destination d’une clientèle riche, noble et bourgeoise. 

Début XIXème siècle, le vignoble se tourne vers la production de Chasselas en raisin de table pour approvisionner les Halles de Paris en pénurie, grâce aux chemins de fer. L’encépagement du Chasselas fera la fortune des vignerons, jusqu’à l’arrivée de la concurrence du Chasselas du Midi, du mildiou et surtout du phylloxera dans les années 1880.
Au début du XXème siècle, le vignoble connaît un nouvel élan, notamment grâce à la délimitation de l’aire de production en 1929. Les vins de Pouilly vont alors retrouver leurs lettres de noblesse puisqu’en 1937, Pouilly-Fumé et Pouilly-sur-Loire obtiennent l’Appellation d’Origine Contrôlée.

LE VIGNOBLE

Surface : 1 347 hectares

Région : Bourgogne

Département :  Nièvre

7 communes : Garchy, Mesves sur Loire, Pouilly sur Loire, St-Andelain, St Laurent l’Abbaye, St Martin sur Nohain et Tracy/Loire

Terroirs : 

Calcaires de Villiers : dépôts sédimentaires calcaires qui bordent la partie est du vignoble (localement appelés "caillottes").

Marnes à petites huîtres : sols argilo-calcaires qui couvrent la plus grande partie du vignoble (localement appelés "terres blanches").

Calcaires du Barrois : cailloux de calcaire généralement plus gros que ceux des calcaires de Villiers (caillottes). On les trouve sur la bordure ouest de l'aire AOC.

Argile à silex : argile et silex qui occupent les points hauts de la butte de Saint-Andelain, de Saint Laurent et les coteaux de Tracy. 

LA DÉGUSTATION

Les Pouilly-Fumé, exclusivement blancs issus de Sauvignon, délivrent des notes de genêt et de pamplemousse. Le nez est séduit par l’arôme de pierre à fusil, typique des vins issus de sols siliceux (Silex).
Les Pouilly-sur-Loire sont frais et croquants. Le Chasselas donne aux vins des arômes de fruits blancs et d’amande fraîche.

VINIFICATION DES BLANCS

Le pressurage : A leur arrivée au chai, les baies peuvent être triées, foulées ou égrappées (processus optionnels). Les raisins sont ensuite pressés avec la plus grande attention pour respecter au maximum le fruit et pour ne pas extraire les éléments végétaux. L'objectif est d'obtenir le plus possible de jus avec le moins de pression. Pour cela, la majeure partie des caves sont équipées de pressoirs pneumatiques, permettant une extraction douce et régulée.

Le débourbage : Après le pressurage, le moût (jus) et le marc (parties solides) sont placés dans une cuve. Le moût est généralement débourbé, c'est à dire qu'on le clarifie en le séparant des parties solides (pellicules, pépins, rafles). Cette opération dure habituellement entre 12 et 24 heures, en fonction du type de récolte (manuelle ou mécanique).

La fermentation alcoolique : Le moût clair obtenu est placé en cuve où la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool grâce à l'intervention des levures) s’effectue sous une température contrôlée moyenne comprise en 18°C et 22°C. La maîtrise des températures de fermentation a été l’une des évolutions les plus marquantes des 30 dernières années, elle permet des fermentations longues et donne des arômes plus fins et plus intenses.

L'élevage : À la fin de la fermentation, le vin est laissé sur ses lies fines. Les premières cuvées sont mises en bouteille au printemps après les opérations de clarification et de stabilisation. Les vins plus complexes attendent près d’un an avant l’embouteillage.

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