Coteaux du Giennois

AOC

S'égrénant sur les bords de la Loire, entre Gien et Cosne-sur-Loire, ce vignoble est en plein essor et propose des vins authentiques qui révèlent l’originalité de leur terroir. 

7 411 hl

Production en 2017

194 ha

Surface en hectares en 2017

37

Producteurs en 2017

78%

France

22%

Export

Ventes en volume en 2017

Pays

HISTOIRE

En 849, le roi Charles le Chauve confirme une donation de l’Evêque d’Auxerre (maisons et vignes) au collège de l’église Saint-Laurent de Cosne. En 1218, des vins du Giennois sont achetés pour la cour royale du roi Philippe II Auguste à Paris. De 1254 à 1262, l’Evêque d’Auxerre fait construire à Cosne un superbe château comprenant une vaste cave et des vignobles.

De nombreuses abbayes sont créées dans la région et contribuèrent à l’extension du vignoble local. On peut citer l’abbaye cistercienne de Roche à Myennes et la commanderie des Templiers.

Les origines du vignoble des Coteaux du Giennois sont aussi à chercher, en aval de la Loire, dans les dépendances viticoles de la célèbre abbaye de St-Benoît-sur-Loire et en amont dans celle de l’abbaye de la Charité.

LE VIGNOBLE

Surface : 204 ha

Régions : Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche Comté

Départements : Nièvre et Loiret 

14 communes : Beaulieu, Bonny, Gien, Briare, Ousson, Neuvy, Saint-Loup, Thou, Alligny, La Celle sur Loire, Cosne-sur-Loire, Myennes, Pougny, Saint Père

Sols 

Sols siliceux

Calcaires des coteaux de la Loire

LA DÉGUSTATION

Les Coteaux du Giennois blancs donnent de belles expressions du Sauvignon, sur des notes de fleurs blanches et de coings. Les notes minérales viennent affirmer le caractère de ces vins pleins et souples.
Les Coteaux du Giennois rouges, vins d’assemblage de Pinot Noir et de Gamay, sont fins et fruités sur des arômes de fraise des bois, de framboise, et de cerise. Des notes légèrement épicées viennent souligner l’ensemble. Le côté friand et parfumé du Pinot Noir et la vivacité du Gamay, s’équilibrent en un assemblage harmonieux.
Rosés, les Coteaux du Giennois expriment leur finesse et leur délicatesse. Des arômes de pêches de vigne et des notes légèrement poivrées viennent sublimer ces vins frais et équilibrés.

VINIFICATION DES BLANCS

Le pressurage : A leur arrivée au chai, les baies peuvent être triées, foulées ou égrappées (processus optionnels). Les raisins sont ensuite pressés avec la plus grande attention pour respecter au maximum le fruit et pour ne pas extraire les éléments végétaux. L'objectif est d'obtenir le plus possible de jus avec le moins de pression. Pour cela, la majeure partie des caves sont équipées de pressoirs pneumatiques, permettant une extraction douce et régulée. 

Le débourbage : Après le pressurage, le moût (jus) et le marc (parties solides) sont placés dans une cuve. Le moût est généralement débourbé, c'est à dire qu'on le clarifie en le séparant des parties solides (pellicules, pépins, rafles). Cette opération dure habituellement entre 12 et 24 heures, en fonction du type de récolte (manuelle ou mécanique). 

La fermentation alcoolique : Le moût clair obtenu est placé en cuve où la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool grâce à l'intervention des levures) s’effectue sous une température contrôlée moyenne comprise en 18°C et 22°C. La maîtrise des températures de fermentation a été l’une des évolutions les plus marquantes des 30 dernières années, elle permet des fermentations longues et donne des arômes plus fins et plus intenses. 

L'élevage : A la fin de la fermentation, le vin est laissé sur ses lies fines. Les premières cuvées sont mises en bouteille au printemps après les opérations de clarification et de stabilisation. Les vins plus complexes attendent près d’un an avant l’embouteillage.

VINFICATION DES ROUGES 

L'éraflage : La vendange est égrappée partiellement ou totalement. 

La macération et la fermentation alcoolique : Les raisins sont mis en cuve pour la macération pré-fermentaire qui permet d'extraire la couleur, les tanins et les arômes. La conduite des cuvaisons varie en fonction du vin que veut obtenir le vigneron. Plus la cuvaison est longue, plus le vin est concentré. A l’inverse, quand on cherche à produire un vin plus léger, les macérations sont plus courtes et les opérations de remontage, de pigeage ou de délestage (procédés qui consistent à concentrer les moûts), peu nombreuses. La fermentation dure entre 7 et 10 jours, le jus est maintenu entre 22 et 30°C.

L'assemblage : Après cette macération, on décuve et on presse le marc restant dans la cuve. On obtient alors le "vin de presse" qu'on assemble au "vin de goutte" (moût). 

La fermentation malolactique : Les vins sont ensuite encuvés ou mis en tonneau pour la fin de la fermentation alcoolique. La fermentation malolactique peut démarrer. Elle consiste à transformer l'acide malique en acide lactique par l'intervention des bactéries lactiques. L'objectif de cette fermentation est de diminuer l'acidité du vin et de produire des arômes lactés/beurrés. Elle a lieu généralement au printemps ou pendant l’été suivant la récolte. 

L'élevage : Une fois la fermentation malolactique achevée, le vin est laissé en élevage. Quelques soutirages peuvent intervenir durant les différentes phases de clarification. La majorité des mises en bouteilles interviennent à l’automne. Les premières peuvent se faire dès le printemps.

VINICATION DES ROSÉS

Le pressurage ou macération : Les vins rosés sont généralement obtenus par pressurage direct, moins souvent par saignée (macération de quelques heures). Le temps de contact du jus avec la pellicule est court, d’où des couleurs très légères.

Les fermentations sont ensuite conduites de la même manière que les blancs, c’est à dire en contrôlant les températures entre 18 et 22°C.
Les rosés de pressurage sont frais, élégants aux arômes de fruits blancs. Les rosés de saignée développent souvent un caractère plus vineux.

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