Reuilly

AOC

Réparti sur les départements de l’Indre et du Cher, le vignoble de Reuilly s’étend sur 252 hectares.
Plantées sur des coteaux doucement pentus, les vignes s’épanouissent sur des sols de marnes calcaires, surplombés par des terrasses de sables et de graves bien ensoleillées. Ces expositions, le long des rives de l’Arnon et du Cher, confirment l’expression de vins d’une belle maturité.

9 208 hl

Total de la production en 2016

252 ha

Surface en hectares en 2016

43 

Producteurs en 2016

85%

France

15%

Export

Ventes en volume en 2016

Pays

HISTOIRE

Vignoble emblématique du Berry, Reuilly s’inscrit profondément dans l’histoire des vins du Centre-Loire depuis de très longues années. La légende rapporte qu’au VIIème siècle, le Roi Dagobert offre ses champs, vignes et prairies aux moines de l’Abbaye Royale Saint Denis près de Paris.
Le vignoble de Reuilly abreuvait non seulement Bourges la médiévale et Vierzon, mais acheminait également vers l’Angleterre et les Flandres des vins par les eaux du Cher et de la Loire.
Les vins de Reuilly vont être cités par Nicolas de Nicolaÿ, géographe à la cour de Catherine de Médicis, comme étant "les meilleurs du pays du Berry", et vont être mentionnés régulièrement en tête des énumérations des vins locaux.
En 1365, le Duc de Berry, fils du Roi de France, va éditer une charte relative à la vente des vins de Reuilly. Elle servira également à fixer les dates des vendanges et le droit de percevoir des taxes sur la vente des vins.
À la fin du XIXème siècle, le phylloxera va ravager la quasi-totalité du vignoble de Reuilly, qui sera progressivement reconstitué par une poignée de vignerons passionnés et convaincus du potentiel des vins. Travail récompensé puisque Reuilly obtiendra l’Appellation d’Origine Contrôlée en 1937 pour ses vins blancs, puis en 1961 pour ses vins rouges et rosés.

LE VIGNOBLE

Surface : 253 hectares

Région : Centre-Val de Loire

Départements : Cher et Indre

6 communes : Reuilly, Diou, Lury-sur-Arnon, Chéry, Lazenay, Preuilly

Terroirs : 

- Coteaux de marne calcaire à pente moyenne.

- Terrasses de graves et de sables.  

LA DÉGUSTATION

Frais et intenses, les vins blancs de Reuilly expriment des arômes floraux et végétaux (bourgeon de cassis, tilleul…) qui soulignent la texture gourmande d’une bouche pleine de fruits frais.
Les Reuilly rouges expriment toute l’intensité du Pinot Noir à travers des arômes de fruits rouges (framboise, fraise des bois…) et noirs (cerise, cassis…). En bouche, ils sont pleins, enveloppés et légers.
Les Reuilly rosés issus de Pinot Gris, sont souples et délicats sur des arômes de fruits frais à chair blanche et des fruits exotiques.

VINIFICATION DES BLANCS

Le pressurage : A leur arrivée au chai, les baies peuvent être triées, foulées ou égrappées (processus optionnels). Les raisins sont ensuite pressés avec la plus grande attention pour respecter au maximum le fruit et pour ne pas extraire les éléments végétaux. L'objectif est d'obtenir le plus possible de jus avec le moins de pression. Pour cela, la majeure partie des caves sont équipées de pressoirs pneumatiques, permettant une extraction douce et régulée. 

Le débourbage : Après le pressurage, le moût (jus) et le marc (parties solides) sont placés dans une cuve. Le moût est généralement débourbé, c'est à dire qu'on le clarifie en le séparant des parties solides (pellicules, pépins, rafles). Cette opération dure habituellement entre 12 et 24 heures, en fonction du type de récolte (manuelle ou mécanique). 

La fermentation alcoolique : Le moût clair obtenu est placé en cuve où la fermentation alcoolique (transformation des sucres en alcool grâce à l'intervention des levures) s’effectue sous une température contrôlée moyenne comprise en 18°C et 22°C. La maîtrise des températures de fermentation a été l’une des évolutions les plus marquantes des 30 dernières années, elle permet des fermentations longues et donne des arômes plus fins et plus intenses. 

L'élevage : A la fin de la fermentation, le vin est laissé sur ses lies fines. Les premières cuvées sont mises en bouteille au printemps après les opérations de clarification et de stabilisation. Les vins plus complexes attendent près d’un an avant l’embouteillage.

VINIFICATION DES ROUGES 

L'éraflage : La vendange est égrappée partiellement ou totalement. 

La macération et la fermentation alcoolique : Les raisins sont mis en cuve pour la macération pré-fermentaire qui permet d'extraire la couleur, les tanins et les arômes. La conduite des cuvaisons varie en fonction du vin que veut obtenir le vigneron. Plus la cuvaison est longue, plus le vin est concentré. A l’inverse, quand on cherche à produire un vin plus léger, les macérations sont plus courtes et les opérations de remontage, de pigeage ou de délestage (procédés qui consistent à concentrer les moûts), peu nombreuses. La fermentation dure entre 7 et 10 jours, le jus est maintenu entre 22 et 30°C.

L'assemblage : Après cette macération, on décuve et on presse le marc restant dans la cuve. On obtient alors le "vin de presse" qu'on assemble au "vin de goutte" (moût). 

La fermentation malolactique : Les vins sont ensuite encuvés ou mis en tonneau pour la fin de la fermentation alcoolique. La fermentation malolactique peut démarrer. Elle consiste à transformer l'acide malique en acide lactique par l'intervention des bactéries lactiques. L'objectif de cette fermentation est de diminuer l'acidité du vin et de produire des arômes lactés/beurrés. Elle a lieu généralement au printemps ou pendant l’été suivant la récolte. 

L'élevage : Une fois la fermentation malolactique achevée, le vin est laissé en élevage. Quelques soutirages peuvent intervenir durant les différentes phases de clarification. La majorité des mises en bouteilles interviennent à l’automne. Les premières peuvent se faire dès le printemps.

VINIFICATION DES ROSÉS

Le pressurage ou macération : Les vins rosés sont généralement obtenus par pressurage direct, moins souvent par saignée (macération de quelques heures). Le temps de contact du jus avec la pellicule est court, d’où des couleurs très légères.

Les fermentations sont ensuite conduites de la même manière que les blancs, c’est à dire en contrôlant les températures entre 18 et 22°C.
Les rosés de pressurage sont frais, élégants aux arômes de fruits blancs. Les rosés de saignée développent souvent un caractère plus vineux.

Newsletter